9. Retour à Londres

Résumé: Peter a réalisé les quatre échanges, et s’est réconcilié avec Clochette. Il est temps pour lui de partir…

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Le lendemain fut la plus dure journée que Peter eu à vivre. Tout d’abord, il alla dire adieu à la tribue indienne, avec Clochette qui avait décidé de rester avec lui. En traversant la forêt, il avait remarqué que les plantes avaient repris des couleurs. « J’espère que tout redeviendra comme avant quand je serais partit » Pensa Peter avec un serrement au coeur. Lorsqu’il dit au revoir aux peau-rouges, les réactions furent vives: tous pleuraient et sanglotaient, voulant à tout prix le serrer dans ses bras une dernière fois. Lily la tigresse vint le voir et se jeta à son coup. L’embrassade dura un moment.

_ Je reviendrais, murmura Peter à son oreille.

Lily le lâcha enfin, lui lança un sourire entendu et s’en retourna à ses occupations. Quand Peter s’envola, il aurait juré avoir vu grand-mère lui lancer un regard bienveillant.

Il alla ensuite voir la reine Clarion. Les fées lui firent une haie d’honneur, et voletèrent tout autour de lui jusqu’à ce qu’il s’en aille. Clarion, qui s’était inquiétée pour Clochette , la serra dans ses bras, ainsi que l’un des doigts de Peter du fait de sa petitesse. Il se retint de verser un larme et s’envola.

Puis, ils allèrent voler du côté du lagon des sirènes, où ils entendirent leurs chants séduisants (mais après toutes ses aventures, Peter n’y était plus sensible).

Non loin de là se trouvait le Jolly Roger. Peter entendit les bruits de lutte et sourit en pensant aux dégâts que son ombre allait causer.

Puis il se remémora qu’il fallait partir. Et il éclata en sanglot. Clochette mis au moins une bonne heure à le consoler. Quand il se calma, il était la fin de l’après-midi.

_ C’est à peu près à cette heure-ci que je suis parti chez Wendy la première fois, dit Peter à lui même.

Puis il se tourna vers Clochette.

_ Je ne veux pas que tu viennes avec moi. Je dois le faire seul.

Clochette lui lança un regard compréhensif, puis se serra contre son coeur.

_ N’oublie jamais ce que je t’ai dit, murmura-t-il.

Puis la fée le lâcha, de grosse larmes roulant sur ses joues. Les yeux humides, Peter se retourna et s’envola enfin pour rejoindre le monde réel.

Le trajet jusque Londres fut bref. Peter s’était changé les idées,  en pensant à ce que serait sa nouvelle vie chez Wendy. Il atterrit devant la fenêtre de sa chambre. La fenêtre était fermée,  et Peter se rappela ce que lui avait dit Crochet « Elle t’oublieras. La fenêtre est fermée. Il y a des barreaux. Elle ne veut plus de toi ». Son sang se glaça dans ses veines. Il regarda à travers le carreau, et vit douze lits identiques dans la grande pièce. « Les garçons perdus! » Pensa-t-il avec excitation.

Il frappa à la fenêtre. La lumière s’alluma.

Et là une explosion de bruit transforma le calme de la nuit en capharnaüm.

_ PETER! C’EST PETER!
_FAITES LE RENTRER VITE!
_QUOI? PETER ET REVENU?

Sous les holas et les cris d’une dizaine d’enfants, Peter se retrouva propulsé à l’intérieur, tiré de tous les côtés par un bon nombre de mains, les oreilles bourdonnantes.

Dans le chaos que sa venue avait causé, Peter remarqua que, bizarrement, les garçons avaient déjà changés d’une certaine manière: ils avaient l’air plus grand, plus vieux. Comment une seule semaine pouvait changer des enfants comme ça?

_ Mais comment..? Balbutia Peter.

Puis brusquement, il se figea, stupéfié. Les enfants perdus s’arrêtèrent net en remarquant que quelque chose n’allait pas, comme si Peter avait repris sa place de chef qu’il avait laissé vacante.

_ Depuis combien de temps suis-je parti? Demanda le blondinet lentement, comme si la vérité commençait à s’imposer à lui. Ça fait plus d’une semaine, hein? Laissa-t-il finalement tomber.

Un silence de mort se fit entendre.

_ Un an, répondit le frisé. Ça fait un an que tu es parti.

Peter eu la tête qui tourne. Comment cela se pouvait-il? Comment le temps pouvait-t-il s’accélérer quand il était au pays imaginaire? Puis, ses pensées tournoyant, il se demanda si Clo allait se douter de quelque chose, où si elle allait penser qu’il l’abandonnait (car il se doutait que le phénomène se produisait des deux côtés). Puis après un silence de réflexion, la cause de sa venue lui revint en mémoire.

_ Wendy?

Les garçons s’écartèrent alors.

Une jeune fille aux cheveux blonds comme les blés, plus longs que d’habitude, se tenait devant son lit. Elle aussi avait légèrement changé, mais elle avait gardé le même regard bleu azur et les mêmes lèvres rouges, au goût de cerise se souvint Peter. Depuis que Peter avait décidé de grandir, il reconnaissait les émotions sur les visages, et celui de Wendy exprimait à la fois la joie et la tristesse. Il y avait également un fond de colère dans ses yeux.

Elle allait dire quelque chose lorsqu’un fracas assourdissant suivi d’un tremblement de terre les projeta au sol.

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